dimanche 25 septembre 2016

661 - Réclame: (-)Avril






(-)Avril






(-) Avril
est un petit livre
qui n'aurait pas dû exister
qui aurait dû insister au silence
qui est publié par une maison d'édition qui n'existe pas

Les Editions du Marchepied

il est né d'une rencontre entre la plasticienne Nelly Bonnefis et l'auteur Julien Boutonnier

/ construire un livre comme un seuil
/ un livre au bord de la disparition
/ un livre au bord de l'apparition

/ Avril est un seuil à l'époque de nos jours

/ (-) Avril est un seuil entre deux innommables
/ la Shoah est le nom d'un innommable
/ il n'y a pas de nom pour l'autre innommable
/ il y a une périphrase pour ce nom qui n'existe pas
/ : des migrants morts par milliers dans la Mare Nostrum

/ (-) Avril est une sidération
/ une percée jusqu'au cœur anonyme du tréfonds de soi
/ jusqu'au jaillir sans visage d'un désir ambigu

/ (-)Avril est une litanie
/ pour une surection des hommes et des femmes

/ (-) Avril est un frêle esquif à la dérive sur la Mare Nostrum
/ un lieu fragile où chacun aurait la puissance de visage pour susciter l'autre



" On a été personne / on a manqué à l’appel de nos noms / on a manqué à l’appel de tous les sentiments de l’homme et de la femme / on a été le gouffre d’avril / on a été la mort et on a été la vie dans un seul chant / et personne ne nous a entendus / et pas même nous / on est revenus / pour voir ce qu’on était devenus / on ne s’est pas reconnus / nos corps avaient changé / ils avaient pris des forces / ils se tenaient debout / "



50 exemplaires numérotés à la main
format carré (14,8 cm de côté)
30 pages (non paginées)
papier: munken lynx 150g
avec 6 images en couleurs des monotypes de Nelly Bonnefis

prix: 10 euros plus 1,50 de frais de port
à commander à l'adresse suivante
avec un chèque à l'ordre de Julien Boutonnier:
Julien Boutonnier 14 rue Chateaubriand 31000 Toulouse


Lire la magnifique note de lecture de Nolwenn Euzen, que nous remercions chaleureusement, sur son site La grande menuiserie: ici.

Voir le site de Nelly Bonnefis: .

















mercredi 14 septembre 2016

660 - Une réclame de Type 1 bis - Publication chez Gwen Català Editeur












C'est une logique d'unification qui préside à mon travail d'écriture, une attention portée au respect de ce besoin paradoxal qui me déchire: être vivant et mort à la fois.

Je n'ai pas compris cela d'emblée. Ecrire fut en premier lieu une entreprise dévolue à la disparition de soi. Un motif puissant m'animait, qui consistait à vivre en retrait : à faire le mort. L'enjeu y était la fidélité à une mère disparue de bonne heure.

La souffrance a ceci de puissant qu'elle nous résigne à la colère. C'est une émotion extraordinaire, la colère, un viatique substantiel pour l'amour dès lors qu'elle s'articule à la Loi, je veux dire, à l'exercice de la parole et des actes que celle-ci engage. 

Ma colère, durant plus de deux décennies, fut exclusivement tournée vers la disparition de soi. La parole, et son corollaire l'amour, ne me harponnaient pas suffisamment pour que je m'engage à assumer la substance partielle que constitue une présence, à l'assumer et l'exposer vers autrui dans le but d'entrer en relation. 

Ecrire dans cette visée de mort me porta à rencontrer certaines limites qui bornent la personnalité, la solitude et le désir. Il y alla donc de ma santé mentale. Cependant n'est pas fou qui veut.

C'est dans cette frontière épaisse que se dessina la perspective du livre que publie aujourd'hui mon ami éditeur Gwen Català.

"Type 1 bis" est un texte bref que j'ai écrit sur une période de dix ans. Il condense une trajectoire existentielle, témoigne de ses enthousiasmes, renoncements et impasses. Il pousse à son terme la logique d'une irrésolution que j'ai peu à peu, au prix d'efforts intenses, circonscrite à la main de l'écriture.




Si chaque moment voué à écrire est sans doute une visite au verger systématique des morts, il n'en reste pas moins qu'une main de l'aimée posée sur ma joue, une voix de ma fille dans la maison, un visage de l'ami sur le pas de la porte, tous ces appels à la présence du jour me sont chers désormais.


          vivre dans la déchirure
               entre
          vivants et morts
                    dans la paix de ce qui déchire
                    sur le tranchant mat de l'interstice
















mercredi 24 août 2016

659 - N (9,R) - mise en voix/son/musique - répétition 21/07/2016










  
N (9,R)














____



Soit un repère orthonormé. Soient assignés à l’axe des abscisses les huit chiffres de la date de ce jour précis où la mort de ma mère n'a pas eu lieu dans ma vie. Soient les quatre lettres de l'acronyme assignées à l’axe des ordonnées. Soit un système de coordonnées dans lequel le territoire du vide se trouve momentanément lié, ligoté, relié à un ordre arbitraire, tel Isaac ligaturé par son père Abraham sur l’autel du sacrifice. Soient les balises référencées dans ce repère, accolées à une lettre et un chiffre. Soient les balises groupées dans un ensemble de trente-deux éléments. Soit l'alphabet polonais, l'alphabet du pays des Plaines, comprenant justement trente-deux lettres, pour nommer les trente-deux balises. Soient trente-deux entrées dans le vide de ma mémoire. Soit un cryptogramme possible que le vieux me tatoue sur l’avant-bras dans le rêve.  

Structure d'une balise : Les Camps - Le non-événement - Le rêve de New-York

Amorce de la balise N : 
Porter les cendres des cadavres dans des brouettes – Porter le cartable dans la chambre - Porter la soupe à la bouche




N (9,R), Les Balises, M.E.R.E,  mercredi 21 juillet 2016


samedi 6 août 2016

658 - Estuaire






Chemin de halage, 11 juillet 2016



Je n'ai pas de projets qui satisfassent aux ambitions de notre temps. Je cherche la fuite et le retrait, la grande tranquillité dont le profit conséquent serait la formule limpide d'un visage rendu à son immédiateté la plus transitive. Comme un estuaire incessant qui se tiendrait à la verticale du temps. Il va sans dire qu'une solitude est concomittante, voire un isolement. Une posture telle est un chemin en soi qu'il nous appartient d'emprunter ; les fruits noirs ont un goût aussi profond que les contingences.



Les écrits de Brienne



vendredi 5 août 2016

657 - Pluie d'été





Chemin de halage, 5 juillet 2016


Pluie d'été; et la ville est rendue à son gris pensif. Nous déambulons dans le vague à l'âme qui coule et se trouve à chaque instant. C'est une divagation, la pluie d'été, comme un coup de poing dans l'agenda, et le temps se rend au corps à la manière d'une promise inattendue.


Les écrits de Brienne





dimanche 24 juillet 2016

656 - Ź (9,M) - deuxième version, mise en espace












Ź (9,M)























____


Soit un repère orthonormé. Soient assignés à l’axe des abscisses les huit chiffres de la date de ce jour précis où la mort de ma mère n'a pas eu lieu dans ma vie. Soient les quatre lettres de l'acronyme assignées à l’axe des ordonnées. Soit un système de coordonnées dans lequel le territoire du vide se trouve momentanément lié, ligoté, relié à un ordre arbitraire, tel Isaac ligaturé par son père Abraham sur l’autel du sacrifice. Soient les balises référencées dans ce repère, accolées à une lettre et un chiffre. Soient les balises groupées dans un ensemble de trente-deux éléments. Soit l'alphabet polonais, l'alphabet du pays des Plaines, comprenant justement trente-deux lettres, pour nommer les trente-deux balises. Soient trente-deux entrées dans le vide de ma mémoire. Soit un cryptogramme possible que le vieux me tatoue sur l’avant-bras dans le rêve.  

Structure d'une balise : Les Camps - Le non-événement - Le rêve de New-York


Amorce de la balise Ź  (,) : Regarder des musulmans accroupis par terre – Ecouter la musique de Grease – Attendre avec les amis inconnus dans la pièce exiguë à New York.










Ź (9,M), deuxième version, mise en espace, Les Balises, M.E.R.E,  juillet 2016

lundi 18 juillet 2016

655 - Z (6,E) - troisième version - mise en espace






           




Z(6,E)





















____



Soit un repère orthonormé. Soient assignés à l’axe des abscisses les huit chiffres de la date de ce jour précis où la mort de ma mère n'a pas eu lieu dans ma vie. Soient les quatre lettres de l'acronyme assignées à l’axe des ordonnées. Soit un système de coordonnées dans lequel le territoire du vide se trouve momentanément lié, ligoté, relié à un ordre arbitraire, tel Isaac ligaturé par son père Abraham sur l’autel du sacrifice. Soient les balises référencées dans ce repère, accolées à une lettre et un chiffre. Soient les balises groupées dans un ensemble de trente-deux éléments. Soit l'alphabet polonais, l'alphabet du pays des Plaines, comprenant justement trente-deux lettres, pour nommer les trente-deux balises. Soient trente-deux entrées dans le vide de ma mémoire. Soit un cryptogramme possible que le vieux me tatoue sur l’avant-bras dans le rêve.  

Structure d'une balise : Les Camps - Le non-événement - Le rêve de New-York


Amorce de la balise V (6,E) : Empiler les cadavres sur le monte-charge – serrer mes doigts avec mes doigts dans le hall – considérer attentivement les murs et les cyprès sur la photo










Z (6,E), troisième version, Les Balises, M.E.R.E, 15 juillet 2016

dimanche 17 juillet 2016

654 - peut(-)être un journal






il pleut la mort dans l'âme. je ne parviens qu'à la fin. cet épuisement du sang. du nerf. du vif. et je dis oui. pour un peu de vérité quant aux bris des siècles que nous sommes: cette victoire délabrée. ce manifeste en lambeaux qui tète le vent. le jour en devient (par le chas d'une aiguille)

*


*

La bouche couche le fruit debout du silence.

                                                       Boris Wolowiec

*

lundi 18 05 2015

dans la cour _ les enfants _ ne meurent pas _ jouent _ il y a des cris _ ce sont des fontaines _ étincellent au soleil _ et des visages brûlent _ sans se consumer _ l'enfance a lieu _ maintenant _ : écoute

*

acheté, ce petit carnet me procure une sensation agréable, comme des retrouvailles avec l'ami, de ceux-là dont la présence ne requiert pas de conversation. cela s'imprime, simplement. mais quoi? une durée qui ne nécessite pas de justification: comme de l'amour. cela verse, et se perd, et s'épuise. c'est accepté. cela reviendra. on en reste-là. On n'en reste pas là. Voilà tout.


*


Barthes sur la brèche.

*

il y a les visages de mes camarades dans le métro. il y a des regards qui se donnent au travers du vague. des choses qu'on ne saurait dire. il y a ta présence en forme de creux, puis en forme de plein, il y a ce clignotement que tu es: cette déflagration érotique - tout un chacun sans doute tient de cette déflagration érotique dont le soubassement reste une alternance d'éclipses et de venues, de nuits et de jours. A cette source le désir trouve de quoi converger vers une substance, aussi subtile soit-elle. il y a des bouts de phrase aussi, qui fabriquent de l'humain au fur et à mesure, pour le suave, pour le révoltant. et ces bouts de phrase sont la génération même. ils sont la matrice et le tombeau. il y a peut-être, enfin, des silences qui ponctuent et essaiment, jusqu'à s'agglutiner sous les significations, jusqu'au meurtre, jusqu'à l'acte de foi. 


*



*

C'est une question 
          de révolte
     et de patience:

     la longue révolte
     d'une existence
     qui ne renonce
     pas à se défaire
     pour qu'autre chose
     advienne

une patience infinie
dans les contingences
diverses: la longue
langue de la révolte

*

19 mai 2015

je prends un peu de temps. la parole s'est allongée. elle a rêvé. je regarde la fuite que je suis. cette échappée des thèmes à travers le camp. enjambant mourants et cadavres. il n'y rien de si drôle. ce cumul des atrocités que nous avons pour visage. la vie humaine est une perspective inhumaine dirait-on. il faut bien y consentir si l'on veut se montrer non inhumain.

*

Soir venu, après technique des coudes inefficace, après l’eau tiède, après que dalle et 40mg de Relpax, Chrome, cette autre phrase :

J’aurais tant aimé ne pas être moi, alors ils n’auraient pas été eux, rien ne serait arrivé, il n’y aurait pas d’histoire et nous tous qui nous trouvions là serions sans destin, comme le sont, selon Rilke, les dieux...
Imre Kertész, Journal de galère, Actes Sud, traduction Natalia Zaremba-Huzvai et Charles Zaremba, P. 100.
                                                      Guillaume Vissac, journal, 12 Août 2013

*
tu te réserves pour l'imprévu; c'est-à-dire que tu n'es pas au centre de ta propre vie. (c'est ce que permet l'espace et le temps au centre vide: la survenue d'un autre.)

*


*

LA LONGUE LANGUE DE LA REVOLTE

*

dimanche 14 avril 2016, chemin de halage, canal de Brienne

il y a ce vert éparpillé parmi les arbres, autant de petites œuvres qui constellent la lumière. c'est un printemps qui t'anime et t'émeut. simplement une fois de plus, une fois de moins. comment dire?

*

je m'appelle belle graphisme, dit-elle. Elle jogge.


*

Type 1 bis, court roman (temps de lecture: 2h30) à venir chez Gwen Català Editeur.
Une version elliptique: ici.

*

L'eau est un événement dans le cours des choses.

*



*

il vient cet instant des relations, quand vivre demeure un lacis de contradictions, quand les opposés se mêlent pour un érotisme. je constate à nouveau mes mains, comme elles sont étranges au bout: présences pragmatiques et poétiques, objets de toutes les convoitises: les mains font, font, font

*

          tu prends le temps par la manche

*

et puis cette joie de fonder une phrase, une simple et longue phrase, pour répondre à cette nécessité dérisoire selon laquelle il me serait profitable d'exprimer je-ne-sais-quoi précisément, je veux dire, je-ne-sais-quoi dont il me semble dépendre si je cherche à toucher ce qui compte vraiment, à savoir que je ne suis vraiment moi qu'à la limite où moi devient ce je-ne-sais-quoi, cette instance indéterminée et substantielle, cette matière vive qu'aucun nom ne saurait saisir, car un nom reste cette musique impuissante pour me dire, cependant que cette musique me ravit, c'est-à-dire qu'elle me donne d'être soustrait à moi-même et, ainsi, de me tenir au plus proche de ce que je suis, au plus intime de ce que je suis et qui, donc, n'est plus moi, et qui, donc, est plus moi que je ne pourrais jamais l'être, et dans ce lieu où je deviens moi sans m'atteindre tout à fait, là, à ce franchissement, je me tiens dans l'intimité paradoxale, fugace et insistante, d'une existence livrée au double mouvement suivant: celui d'une dissolution permanente de ce que vient d'être cette existence et celui d'un avènement continu de ce que devient cette existence, en d'autres termes, j'accède à la conscience, relative et sensible, d'un objet qui pourrait s'apparenter à ce que l'on désigne à l'ordinaire avec le mot présent, or ce substantif, chaque fois que je l'emploie, ou que je l'entends, me rappelle à son amphibologie, à savoir qu'un présent constitue également un cadeau, un don, et je reste dans l'expectative, considérant que cet objet de la durée, insaisissable, qu'on nomme le présent, pourrait être un don, et dès lors s'imposent deux questions, la première étant relative à l'auteur de ce don, la seconde se rapportant à la qualité, ou disons à la nature de ce don, nature impraticable qui se donne en son retrait et se dérobe en sa plénitude

*

Le fil ténu de nos pensées, ne troublant pas le monde, articulant à peine, les détachant, dans la lumière de l’été, les syllabes douces de notre contemplation.

                                                       Isabelle Pariente-Butterlin

*

et puis, parfois, c'est une indicible mélancolie qui aurait pris le visage d'un doute. comme si l'occident tout entier jeté dans une folle gueule de bois s'invitait précisément à l'endroit où je suis censé ressentir celui-là dont on me dit que je le suis. alors, bien entendu, la perversion de l'écriture s'impose seule activité adéquate pour nouer ensemble la civilisation et l'existence, toutes deux opaques et insistantes, dont je suis. ce n'est pas tant un récit dont cet état est une occasion, non, c'est une pratique arc-boutée sur un cœur qui, simultanément, constitue l'intérieur intime et l'autre en dehors. Mais comment se pourrait-il que je puisse travailler ainsi sur le socle innervé de failles d'un tel paradoxe? Une préparation s'avère nécessaire par laquelle engager soi dans la lecture des langues des écrivains et dans l'écriture pour rien, pour qu'il en soit de mon corps comme d'un objet trouvé sur le chemin, de manière fortuite, au cours d'une promenade, et pour qu'il en soit de mon corps comme d'une présence qui n'aurait pas pu ne pas être telle, appariée à ce nom que je porte si j'en crois certains papiers officiels.

*







*

Ecouté les émissions d'Adler consacrées à Barthes sur France Culture. Il y a cet enfant à l'école où je travaille pour gagner ma vie comme on dit. Il s'appelle Roland. Quand je le vois, je pense toujours à cela, à la brèche. Je me dis: "T'es sur la brèche, Roland." Et je souris pour moi-même. C'est une very private joke en quelque sorte. Je penserai à Barthes quand je le croiserai à l'avenir dans un couloir, et peut-être même que je me dirai "Barthes encore sur la brèche."   

*


J'ai eu ce projet d'écrire au sujet du canal de Brienne le long duquel je me promène chaque jour au prétexte trivial que mon chien doit prendre l'air. Mais aujourd'hui je n'ai plus ce projet; je ne saurais pas affirmer pourquoi, peu importe. Ce que je remarque et qui m'intéresse: le canal jonche depuis, sans relation avec quoi que ce soit, à la manière d'un détritus.

*

Contrairement à l'homme, le linge est à la verticale quand il est étendu.

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La joie n'a pas de siècle.
Elle est indémodable, comme la chair qu'elle anime.

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Pendant l'acte sexuel, le corps est le temps.

                                                        Annie Ernaux

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Les jours fuient de nouveau. Et je regarde une vie fondre, et ruisseler, se perdre. Ce n'est pas grave. Il y aurait de quoi s'épancher sans doute. Les motifs de chasteté l'emportent cependant. La joie perce et je la favorise: je l'accueille et m'essaie à la devenir. Par chasteté, j'entends une adéquation entre les moyens et les fins, j'entends une coïncidence, qui ne doit pas tout au hasard, non, mais plutôt à ma capacité à apposer mon nom à la contingence générale que l'on nomme un destin à l'ordinaire, j'entends une coïncidence, donc, entre un désir qui m'anime et la vie que je mène. L'astuce, s'il en est une, consiste à favoriser une nature négative de l'objet de mon désir, de sorte que la vie que je mène soit fondée sur la recherche d'une instance qui ne se donne pas. Car, à vrai dire, jamais ne manque ce qui n'existe pas. Ainsi, ma chasteté, laquelle est cause de ma joie, n'est pas prise en défaut par les aléas du réel; soi disant...

*

"Malgré nous, on doit en parler..."

                                                        Anise Postel-Vinay

*

22 mai 2015

analyse terminée

qu'est-ce que je vais faire de mon analyse?

ma porte reste ouverte

vous me donnerez des nouvelles

"donner des preuves d'amour à ma femme"

"la termine"


"et vous, est-ce que vous voulez dire au-revoir?"

*


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samedi 9 juillet 2016

653 - Ł (1,E) - mise en voix/son/musique - répétition 05/07/2016

   









Ł (1,E)















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Soit un repère orthonormé. Soient assignés à l’axe des abscisses les huit chiffres de la date de ce jour précis où la mort de ma mère n'a pas eu lieu dans ma vie. Soient les quatre lettres de l'acronyme assignées à l’axe des ordonnées. Soit un système de coordonnées dans lequel le territoire du vide se trouve momentanément lié, ligoté, relié à un ordre arbitraire, tel Isaac ligaturé par son père Abraham sur l’autel du sacrifice. Soient les balises référencées dans ce repère, accolées à une lettre et un chiffre. Soient les balises groupées dans un ensemble de trente-deux éléments. Soit l'alphabet polonais, l'alphabet du pays des Plaines, comprenant justement trente-deux lettres, pour nommer les trente-deux balises. Soient trente-deux entrées dans le vide de ma mémoire. Soit un cryptogramme possible que le vieux me tatoue sur l’avant-bras dans le rêve.  

Structure d'une balise : Les Camps - Le non-événement - Le rêve de New-York

Amorce de la balise Ł (balise centrale) : Tatouage du matricule – Ecrire mon nom dans ma main – Tatouage du vieux sur mon avant bras






M.E.R.E, Les balises, Ł (1,E), vendredi 08 juillet 2016











mercredi 6 juillet 2016

652 - N (9,R) - mise en voix/son/musique - répétition 05/07/2016










  
N (9,R)















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Soit un repère orthonormé. Soient assignés à l’axe des abscisses les huit chiffres de la date de ce jour précis où la mort de ma mère n'a pas eu lieu dans ma vie. Soient les quatre lettres de l'acronyme assignées à l’axe des ordonnées. Soit un système de coordonnées dans lequel le territoire du vide se trouve momentanément lié, ligoté, relié à un ordre arbitraire, tel Isaac ligaturé par son père Abraham sur l’autel du sacrifice. Soient les balises référencées dans ce repère, accolées à une lettre et un chiffre. Soient les balises groupées dans un ensemble de trente-deux éléments. Soit l'alphabet polonais, l'alphabet du pays des Plaines, comprenant justement trente-deux lettres, pour nommer les trente-deux balises. Soient trente-deux entrées dans le vide de ma mémoire. Soit un cryptogramme possible que le vieux me tatoue sur l’avant-bras dans le rêve.  

Structure d'une balise : Les Camps - Le non-événement - Le rêve de New-York

Amorce de la balise N : 
Porter les cendres des cadavres dans des brouettes – Porter le cartable dans la chambre - Porter la soupe à la bouche




N (9,R), Les Balises, M.E.R.E,  mercredi 6 juillet 2016